JULIE LAMBERT

PROJET (La terre a une mémoire)

Mon projet consiste, dans un premier volet, à réaliser une installation à caractère environnemental. L’œuvre prendra l’allure de sept colonnes autoportantes avec leurs chapiteaux aux reliefs d’argile et leurs figures tirées de l’histoire de l’art. Chaque colonne de bois d’une hauteur de 7 pieds sera gravée de paysages en apparence inoffensifs, mais révélateurs d’un malaise mondial ayant des répercussions jusque dans notre région. À l’arrière de chacune d’elles, apparaîtront des réflexions tirées d’articles de presse traitant de la fragilité des êtres, des lieux, de la nature. Ces réflexions proviendront, notamment, des réalisations de deux hommes d’action de notre région soit, Normand Maurice et Jean Lemire. À la manière d’un vol d’outardes, les colonnes seront disposées en « V » pour accentuer le pouvoir de la synergie menant vers le panneau central illustrant un cri d’urgence lancé et entendu, du nord au sud, par ces oiseaux migrateurs. Toute l’installation occupera un espace de 15 pieds par 15 pieds afin de faire ressentir à l’observateur le mouvement d’entraînement vers un objectif commun. Au sol, chaque colonne émergera de nids d’œufs fragilisés faits de papier recyclé, témoin des préoccupations environnementales de notre siècle.

Dans un deuxième temps, je travaillerai, conjointement avec une équipe de professionnels en production cinématographique, à la réalisation d’un documentaire d’une douzaine de minutes portant un regard original sur la genèse de cette œuvre. À l’image de l’œuvre elle-même, post-moderne, ce document vidéo sera un produit composite constitué de matériaux très différents. L’intérêt de faire un documentaire s’inscrit dans mon souhait de laisser des traces et m’offre la possibilité d’atteindre un public élargi et ce, même après que l’œuvre ait été acquise.

En ce qui concerne la diffusion, le court-métrage et l’œuvre seront présentés au Pavillon du Mont Arthabaska à Victoriaville, à deux pas de la Maison des artisans du rebut global, autre symbole de notre identité centricoise, chef de file en matière de récupération et du développement durable. La diffusion se poursuivra à l’Hôtel de Ville de Drummondville, symbole d’un pouvoir politique, lieu décisionnel incontournable pour supporter notre volonté de réagir face à l’inconscience écologique. Une invitation à manifester notre engagement envers l’environnement sera lancée à toute la population. Par la suite, l’œuvre et son documentaire serviront d’initiateur à la discussion dans tout domaine où, se réinventer sans cesse assure la continuité…